20h00, samedi soir.
Les 5 enfants sont chacun dans leur chambre, attelés à diverses activités silencieuses ou minutieuses selon l'âge, dodo, challenge du coloriage à réaliser absolument sans dépasser, mini paillettes à coller le long d'une longue ligne en zigzag, lecture d'une encyclopédie minimum, le retour de la momie en volume 3 maximum.
Et pour moi?
Pour moi, c'est le top sonore qui marque la fin d'une journée de 14h d'affilées, (pour l'instant), dédiée à tous, sauf à moi. Pfiou.
20h00, l'heure où la pression tombe d'un coup.
Et c'est là que je réalise pour la première fois que mon tee shirt est maculé de lait caillé, que mon jean est décoré de Petit Ecolier machouillé écrasé, que les lacets de mes baskets ne se sont pas ré-attachés tout seuls finalement, que mes cheveux ne ressemblent à rien, que j'ai 7 appels en absence de ma mère, que le contenu de la troisième machine de linge ne s'est pas étendu par magie, et que mon laptop n'avait plus de batterie à force de m'attendre en veille.
Pas grave.
A ce top sonore, c'est pour moi. Enfin. Un petit morceau de ma journée m'appartient encore. Et c'est maintenant.
C'est maintenant que je m'assoie avec un petit verre rempli de veritas, que je tape ces mots, avant d'aller lire mes blogs préférés.
Au prochain top sonore, je serai sur votre page;)
Festival interceltique 2009 :
Les artistes acadiens venus à Lorient pour le festival 2009 jouaient tous les jours de 14H30 à 2 Heures du matin dans le pavillon de l'Acadie.Voici une liste non exhaustive des groupes présents : La Virée, Ode à l'Acadie, Tradition, Dominique Dupuis et le duo formé de Stephen Leblanc et Remi Arsenault ainsi que quelques extraits Youtube pour saisir l'ambiance qui régnait en ce lieu qui attire entre 60.000 à 70.000 visiteurs durant les dix jours du festival.
An tour tan
Au sujet de la musique acadienne : voir ce lien
Mes impressions :
Les musiciens revisitent les airs québécois et parlent avec humour de la vie quotidienne et de leurs relations avec leurs voisins anglophones. Ils sont "of course" parfaitement bilingues et s'expriment également en anglais dans quelques chansons. Leur musique est participative, elle crée du swing dans le pavillon donc le plancher de bois tremble sous les pieds. Il y a de la chaleur et beaucoup d'énergie qui chauffe un public à l'unisson avec les musiciens.
Je vous suggère de vous imprégner de cette musique vibrante et joyeuse. On estime que durant le festival soixante à soixante dix mille spectateurs sont entrés dans le pavillon de l'Acadie c'est dire s'ils sont appréciés par le public lorientais. Tellement appréciés qu'ils sont présents au festival interceltique pour la cinquième année consécutive.
Les raisons d'un tel succès selon mon point de vue :
Leur chansons parlent de la vie quotidienne avec beaucoup d'humour et de poésie. Les expressions fleurent bon le vieux français celui qu'ils ont conservé depuis le 18e siècle alors que nous français l'avons perdu. Les chansons expriment les valeurs traditionnelles qui mélangent racines, terroir, authenticité, vie sociale et amour. Et puis leur musique est un melting pot de musique écossaise, irlandaise et de folk américain.
Les chanteurs occupent la scène en permanence, ne laissant aucun répit aux public. Leur répertoire est d'une richesse incroyable. La musique est souvent participative en interaction avec le public : Illustration par l'image.
Wow. Je viens de réaliser: Je suis plus rentable que le Livret A.
La seule variable de ma journée, c'est le temps.
Ce qui est invariable, c'est le travail, les enfants, le couple, la maison, les 6 heures de sommeil par nuit, le blog;)
Et tout le reste relève de l'accidentel (le social and co qui se joue hors de l'enceinte du foyer ou du lieu de travail).
Ainsi, le seul élément sur lequel je puisse jouer, ce sont les minutes que je grapille à droite et à gauche, et que je suis libre de réattribuer selon mes invariabilités et mes accidentalités.
Mais pour grapiller des minutes, il faut vivre dangereusement les amis.
Je marche au minimum au pas de course, env. 8 km/h, en comptant les gens que je dépasse en guise de trophée.
Je zigzague entre les passants sans même m'en rendre compte.
Je m'impose sur les passages piétons qui n'ont pas de feu rouge (c'est absurde à Paris), jouant avec ma vie.
Je ne connais pas la file de droite des escalators.
Je descends les escaliers 3 à 3 en évitant avec brillo pour l'instant les foulures de cheville sur mes talons.
Je connais les raccourcis des stations de métro.
Je suis incollable sur les meilleurs wagons de RER pour accéder directement aux sorties.
Je suis diplômée agrégée du Shiva Institute pour mes 2 bras qui en valent 4.
Je connais les décomptes de minutes entre chaque passage du piéton rouge au piéton vert.
Je dépense systématiquement le double de calories que j'ai beau ingèrer.
Ben oui! Je vous vois rigoler doucement, mais que voulez vous? Les journées ouvrables (sans les 6 heures de sommeil) n'ayant que 1080 minutes, si j'en gagne 40 à réattribuer en toute liberté grâce à ma vie hyper dangereuse, c'est énorme les amis! C'est du 3,7% d'optimisation et de rentabilité pure et dure... J'explose le taux du Livret A;)
Deux voxeurs qui ne se connaissaient pas. Deux voxeurs que tout séparait, l'âge, la situation perso, l'identité culturelle, leur passé. Deux voxeurs qui ont tenté leur chance, en quête de la même aspiration: trouver la sérénité dans l'amour. Deux voxeurs qui s'attachent jour après jour, à célébrer cette romance d'aujourd'hui, commencée sur la toile et qui a donné cet enfant, Alexandre, 1 an ce 4 novembre.
Ce sont ces moments de joie et de gourmandise d'enfants qui préparent leurs souvenir de demain où se conjugueront le souvenir nostalgique de la sortie familiale, le bonheur de la fête, les musiques et les lumières attirantes et la convivialité populaire dans une ville ouverte de bord de mer.
Dedicated to the lovers of this singular floodlight, particularly to Alienor, Apolline, Magnifika and Butteflyeffect. This is the global view of this attraction where families were waiting for entering in this transparent glass world or waiting for the coming back of their children from the paradise.
Dédié aux personnes qui ont aimé cette éclairage singulier, particulièrement à Alienor, Apolline, Magnifika et Butterflyeffect. C'est une vue globale où les familles attendaient pour entrer dans ce monde de vitres transparentes ou attendaient le retour du paradis de leur enfants.
Le message d'Aliénor est un poême, il trouve donc naturellement sa place ici :
ls sont là ces papillons attirés par les lumières
silhouettes axes au grain noir-violet-rosé
parade immobile figée dans l'attente
devant les flûtes enchantées d'ice-glace
miroitant les couleurs de bonbons fruités.
Ils sont là , venus des sombres ombres
et des halos projetés entre les strates du sol.
Ils voudraient tant retrouver
la magie de leurs jeunes années et
Les paillettes plissant leurs yeux enchantés.
Ils attendent les papillons butterfly
En reflets croisés, de nuits auréolés.
writen by Alienor
Petit exercice préliminaire.
Pensez à une fois dans votre vie où vous avez eu mal.
Mal de chez mal, et je parle douleur physique (un accouchement sans péridurale, un bras cassé, etc...).
Voilà, vous y êtes, vous vous souvenez très bien de ce moment... vous avez eu si mal...
Vous vous en souvenez, certes. Mais la douleur physique, elle, a disparu.
Physiquement, vous n'avez plus mal, et même en y repensant de toutes vos forces, vous ne pouvez pas (heureusement) faire renaitre la douleur physique.
Ma démonstration ici, c'est de dire qu'il y a des choses qui ne peuvent que se vivre. Se vivre. En direct live.
Car si le moment est passé, vous aurez beau y repenser, elles ne peuvent plus se revivre.
Et si l'amour était comme ça? Et si l'amour ne pouvait que se vivre, en direct live?
Je n'en sais rien, mais j'ai l'impression que c'est le cas....
Et si c'est le cas, et bien on perdrait moins de temps à s'arracher les cheveux dessus en y pensant tout le temps, puisqu'il ne peut que se vivre, et non pas se penser ;)
j'étais à la recherche d'un tapis volant. Je pense l'avoir trouvé, je vous épargne donc des mille autres nuits.
Lorsque tombe la nuit les couleurs se font vives